BÂTONS RITUELS
«Un manuel conseille de prélever les organes sexuels d’une biche, de les laisser sécher pendant six mois pour qu’ils durcissent, puis de les accrocher sur le bord du chapeau avant d’entreprendre une chasse.»

Bertrand Hell, Le sang noir, Chasse, forêt et mythe de l’homme sauvage en Europe, Éditions Flammarion, Paris, 1994
Bâtons rituels évoque les rituels chamaniques, une pratique centrée sur la médiation entre les humains et les esprits de la nature ou les âmes du gibier, les morts du clan, les âmes des enfants à naître, les âmes des malades à ramener à la vie, la communication avec les divinités du paganisme.

Une pratique à la vision animiste, une croyance en une âme, une force vitale, animant êtres vivants, objets, mais aussi éléments naturels, comme les pierres ou le vent ainsi que les génies protecteurs.

Les bâtons sont des totems, dont l’esprit des bêtes me protège, me donne de la force, me soulage, me nourrisse.

L’appropriation des pouvoirs de l’animal a aussi une relation avec le cannibalisme. Par l’incorporation, on s’approprie les pouvoirs de l’autre, le valeureux guerrier ou le proche.