Rituel expérimental, 2017, performance sonore de 14 minutes, pièces en bronze et laiton, transducteur, pastilles piézo, 14m24s.
Le 3 Février 2017 à 20.00h : Ritual Experimental à l’Albergueria, Vic, Espagne (Catalogne).
Ritual experimental.
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2017, performance sonore, pièces en bronze et laiton, micros contacts et transducteur.

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Ritual experimental.
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2017, performance sonore, pièces en bronze et laiton, micros contacts et transducteur.

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Ritual experimental.
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2017, performance sonore, pièces en bronze et laiton, micros contacts et transducteur.

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2017, performance sonore, pièces en bronze et laiton, micros contacts et transducteur.

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Rituel expérimental, 2017
Rituel expérimental, 2017

performance sonore, pièces en bronze et laiton, transducteur, pastilles piezzo.

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Rituel expérimental, 2017
Rituel expérimental, 2017

performance sonore, pièces en bronze et laiton, transducteur, pastilles piezzo.

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Rituel expérimental, 2017
Rituel expérimental, 2017

performance sonore, pièces en bronze et laiton, transducteur, pastilles piezzo.

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Rituel expérimental, 2017
Rituel expérimental, 2017

performance sonore, pièces en bronze et laiton, transducteur, pastilles piezzo.

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RITUAL EXPERIMENTAL
A partir de la technique de la fonte du métal, nous avons fabriqué un animal, une scolopendre, insecte composé d’un exosquelette. Ce qui structure son corps est à l’inverse de nous, à l’extérieur de son corps. Sa composition, fait voir une rythmique visuelle, des éléments qui se répètent, comme un «sample matériel», des «modules naturels».

Nous utilisons sa matière, ses formes, et leurs caractéristiques que nous activons afin de leur faire produire une vibration captée à l’aide des micros contacts. Ceci afin de révéler l’énergie produite par cet animal.

Cette expérimentation est non sans évoquer un lien avec l’animisme. Une force immatérielle qui donne vie à un objet inerte, un animal «pétrifié». Dans la conception de notre scolopendre, nous avons veillé à lui donner un aspect mécanique, de par sa forme afin de rappeler que nous ne sommes que des structures, habitées par cette énergie qui nous fait vivre.

Une forme en construction, ou en déconstruction. Nous avons donc décidé de ne pas totalement constituer l’animal, mais de s’en servir en tant que fragment, chaque élément pouvant apporter des qualités sonores différentes selon la façon dont ils sont travaillés.

Ainsi, nous utilisons les arbres de coulage. Nous avons travaillé, poli et affiné quelque pièces à leur maximum afin d’obtenir un effet qui pourrait se rapprocher du son d’un bol chantant. Nous avons assemblé quelques corps afin de faire interagir un micro contact et un transducteur pour créer un larsen, qui nous semble également retranscrire cette idée d’énergie qui le traverse. Un module devient bâton sonore, qui résonne lorsqu’il est frappé sur le sol.
La scolopendre est au centre de la performance, comme une tentative d’animation ou d’envoûtement, le son est pour nous le moyen de transmettre l’énergie, de la matérialiser, de la même manière que le sang des animaux ou les plantes dans certaines coutumes sont les intermédiaires du chaman pour appliquer sa magie.

De part cette performance nous évoquons le phénomène de transe qui peut être atteint selon les traditions de différentes façons : par les plantes psychotropes, la danse ou encore la musique.

Ce phénomène de «douce transe» nous l’effleurons lors du rituel sonore de part cet acte qui met de côté l’intellectualisation pour laisser place à l’intuition, un état méditatif.
Nous créons des sons en improvisation, qui, s’articulent les uns aux autres selon notre ressentit au moment donné. Sans se concerter, l’un répond à l’autre, un dialogue, ouvrant alors à une nouvelle perception du son induit par la matière.

En effet, les micros contacts et le logiciel de traitement du son sont des moyens technologiques révélateurs et amplificateurs du son, qui nous permettent de produire un son «archaïque» de part l’utilisation des matériaux mêmes.