SOUFFLE
Mortellement atteint d'une flèche empennée,
Un Oiseau déplorait sa triste destinée,
Et disait, en souffrant un surcroît de douleur :
Faut-il contribuer à son propre malheur !
Cruels humains ! Vous tirez de nos ailes
De quoi faire voler ces machines mortelles.
Mais ne vous moquez point, engeance sans pitié :
Souvent il vous arrive un sort comme le nôtre.
Des enfants de Japet toujours une moitié
Fournira des armes à l'autre.
L'Oiseau blessé d'une flèche, Jean de la Fontaine.
Percés par leur propres plumes, je décide de monter les flèches en assemblant trois sabres de paon créant ainsi le corps et les ailettes nécessaires à la vélocité de l'arme. Celles ci créent une résistance à l'air et leur légèreté permet un équilibre subtil. Placée en équilibre sur des pointes en acier, le déplacement d'air induit par le mouvement du visiteur entraîne les flèches et poursuivent ce dernier.