FUSION ANIMALE
2017, photographie contrecollée sur dibond, Museum Etching Hahnemühle 40x56.3cm.
Crédit photo : Virginie Cavalier.
M’animaliser, me confondre.
En inversion au rapport de force qu’il peut exister entre l’homme et l’animal, mon corps prend des allures bestiales, je met en exergue et assume ma pilosité comme marqueur de mon animalité. Dans la série, mes membres sont parfois disproportionnés, des doigts manquent.
Je fusionne avec l’animal, comme une fratrie, je le protège. Par ces gestes de protection, je traduis le lien spirituel que j’entretiens avec lui.

"En même temps, les installations de l’artiste, qui ont quelque chose à voir avec des formes de rituels, instaurent ce qu’on peut nommer une forme de célébration de l’esprit animal (en tant que leur « être-là » mémoriel), communiquant avec nos propres mémoires ancestrales, mettant en jeu nos émotions, nos imaginations, faisant appel à de vieux mythes fusionnels avec la gent animale. Ses installations peuvent donc être considérées d’une certaine façon comme des gestes d’offrandes faites à nos regards, mais toujours avec cette conscience que « l’homme maintient sa position de sujet et l’animal celle d’objet » (R. Fontfroide)."

Joël-Claude MEFFRE, Extrait de LES INSTALLATIONS ANIMALIÈRES DE L’ARTISTE VIRGINIE CAVALIER REMARQUES INTRODUCTIVES, 2021.