IL LA LISSAIT AVEC LES DOIGTS, DE TEMPS EN TEMPS
Broderie en crin de cheval en lien avec le poème CHEVAL.
Extrait du Recueil TIQUE de Joël-Claude Meffre.
"Il s'est couché tout contre. A posé sa tête contre sur son ventre gonflé et dur. S'est couché contre le corps étendu, comme au pied d'un arbre qui ne ferait plus d'ombre"
[...]
"Il la lissait avec les doigts, de temps en temps, chaque fois qu'il entrait dans le noir.
Il aimait ce geste qu'il répétait : caresser la queue de crins. Il a fait ça longtemps.
Un matin, a pris son briquet et a mis feu à la touffe de crin ; ça a brulé d'un coup ; l'étable a été éclairée un moment, comme au temps où fulgurait une pointe de feu dans les yeux du cheval"