LIENS
Un travail sur la collaboration entre l’homme et l’animal. Sans dominer le cheval, en étant à ses côtés, je me place en situation de difficulté, portant sur mon corps des rennes et harnais. J’accumule suffisamment de ces liens en cuirs pour que leurs poids soient pour moi un fardeau, limitant ainsi mes actions et créant une difficulté manifeste.

Je me place sur un pied d’égalité avec l’animal en portant la charge de ses liens et du fait, en comparaison à lui, de ma faible force physique, je suis en infériorité. En guise d’hommage à cette collaboration je m’incline devant sa force et par ce geste, je montre ce lien entre nos deux espèces qui remonte aux premiers temps de l’humanité. En guise de remerciement à ce partage, où l’homme choie sa bête et la bête apporte son aide à l’homme, je me tiens face à lui comme un miroir qui lui renvois sa grandeur et sa puissance.

Le cheval possède de grandes capacités d’empathie, si bien qu’il est souvent employé (équithérapie) à accompagner des personnes atteintes de maladies psychiques, de troubles du comportement, en difficultés de communication, de socialisation, et amène ses patients là à de réels progrès. Le cheval est le miroir du patient. Le thérapeute, au travers des réactions que manifeste l’animal peut mieux analyser le patient jusque là inhibé.
 
Le cheval nommé Peyo, qui aurait d’immenses capacités d’empathie, intervient dans des établissements de soins qui ont sollicité son aide, par le biais de son propriétaire et soigneur, notamment dans les unités de soins palliatifs. A en voir les témoignages, ce cheval qui visitait les patients à leur chevet, a pu les guider vers une amélioration de leur santé psychique et physique.

Au fur et à mesure des visites de Peyo, ils retrouvaient le sourire, l’appétit, le sommeil, des souvenirs et à permis de diminuer leurs prises d’anxiolytiques. Le cheval choisit librement ses patients, comme s’il ressentait intuitivement les malades les plus en demande. Il renifle, localise les zones malades et les lèche semblant apporter un soin. Le soutien de Peyo grandit avec la maladie, même si l’issu est sans appel, ils confient leur souffrance à la bienveillance et la force que leur transmet l’animal ce qui rend leur peine plus supportable.