PROTHÈSES
Dans la série de photographies Prothèse, je crée une hybridation animal-instrument de chirurgie. L’animal, organique, et l’outil de métal, inerte.

J’utilise l’outil en tant que piédestal, il soutient des éléments naturalisés alors objets soignés. Je compose de façon clinique. Je dote «l’animal machine» de prothèses.
Une ambiguïté se crée, identifiant à la fois des corps mutilés et des corps que l’on tente de réparer. Je traite l’outil comme support, piédestal, béquille, ou ustensile de dissection. L’aspect mécanique de l’installation rappelle que les outils de chirurgie servent à soigner la «mécanique du vivant».

Je pense à «l’animal automate» de Descartes, se mouvant par une force purement mécanique.